L’église Sainte-Marie-Madeleine

Des fresques remarquables

Achevée en 1852 par l’architecte palois Paul Poublan, elle possède de remarquables fresques de Léonard Fortuné, peintre réputé qui travailla sur plusieurs églises béarnaises entre 1870 et 1910. Les plus anciens vitraux dateraient de 1890.

Deux verrières sont l’œuvre des Atelier Mauméjean, fondés à Pau, par le patriarche Jules, en 1862. Grâce à ses 4 fils, la manufacture gagna rapidement une renommée internationale. Enfin, dans la nef, un hôte illustre est inhumé: l’abbé Jean-Baptiste Lubin Blez, fondateur de la congrégation de l’Immaculée Conception sur la commune.

Il faut savoir que, lors de la pose de la première pierre, le 8 août 1850, une seconde pierre a été installée avec une ouverture afin d’y insérer une boite contenant un parchemin comportant les noms des conseillers municipaux de l’époque et 10 pièces d’un centime datant de 1850.

La Maison pour Tous

L’authenticité de la pierre

Restauré par la municipalité dans les années 1990, cet ancien presbytère occupé plus de 30 ans par l’abbé Grangé, est devenu la Maison pour Tous, tout en conservant son authenticité et ses murs de belles pierres.

A l’origine, elle comprenait plusieurs dépendances (basse-cour, granges, jardins…). Reconstruit plusieurs fois, le bâtiment fut vendu en 1796 moyennant 2430 francs de l’époque. Avant d’atterrir, plus tard, dans le patrimoine de la soeur d’un prêtre exerçant son ministère dans la commune.

Adossée à la Maison pour Tous, on trouve une jolie halle couverte, réhabilitée, qui faisait partie de l’ensemble. Enchâssées dans le mur, des briques signées rappellent qu’une carrière d’argile a longtemps été exploitée par des tuileries et des briqueteries au quartier Toupis (qui signifie « pot en terre cuite »).

Le passage de l’Oratoire

C’est tout d’abord un chemin permettant de relier le Parc Lechaud à la bibliothèque et au champ de foire, en longeant l’ancien couvent.

Entièrement refait à neuf, il met en relief Bernadette Soubirous agenouillée au pieds de la Vierge Marie.

Le Centre Festif

« La vieille dame » (ancienne salle des fêtes) a cédé sa place au Centre Festif.
Construit sur la place du champs de foire, il a été inauguré par le Préfet Gilles Bouilhaguet.
Le rez-de-chaussée comprend une grande salle de 339 m² ,une scène modulable de 70m², une salle de danse. Il est dédié aux différentes manifestions familiales et aux animations organisées par nos associations locales ou nos partenaires.

Le rez-de-jardin, dont l’aménagement a débuté en 2008, comprend 6 salles qui permettent la pratique d’activités intercommunales et associatives, ainsi que le siège du Réveil Sauvagnonnais, du comité des Fêtes et de l’association Sauvagnon Art et Terroir.

Notre couvent

Une riche histoire

Ses origines remontent aux XIVe siècle, sous la forme d’abord d’une abbaye laïque. Le principe de la fondation reposait sur la création d’une paroisse par un seigneur, où un paysan important, afin de prélever une dîme (un impôt). En échange, il lui revenait la charge d’entretenir une église.

En 1830, l’abbaye s’est transformée en couvent pour devenir la communauté des Sœurs de Saint-Joseph dont la finalité était de recevoir des jeunes filles pauvres pour les initier à la couture et aux travaux ménagers. Cette petite communauté devint, en 1868, la Congrégation de l’Immaculée-Conception, ses 25 sœurs vivant de leurs métiers à tisser et de la fabrication de bougies. Elle n’a pas survécu aux lois de 1903.

Il est à noter qu’un « Chemin de l’Oratoire » longue le couvent. On y voit Bernadette Soubirous agenouillée au pied de la Vierge.

Ancienne abbaye laïque

Pour bien comprendre l’origine de cette bâtisse, c’est au XIVème siècle qu’il faut remonter.
A cette époque, on ne parlait pas de couvent mais d’abbaye laïque, édifice construit à proximité des églises et propriété du clergé.
C’est donc en 1385, date à laquelle Gaston Fébus organise un vaste inventaire de ses fiefs, que l’on retrouve les 1ères traces de ce qui deviendra le fameux couvent. Celle de Saubanhoo (Sauvagnon) était reçu aux Etats du Béarn, preuve déjà d’une certaine renommée. Ensuite, des textes y font allusion, lors de sa vente vers 1500, de même qu’en 1608 lorsqu’elle passe dans le giron du marquis de Lons, la dernière trace écrite remontant à 1786. Entre 1700 et 1830, les ventes de ce bien en l’état se sont succédées. La dernière famille possédante avait quelque peu modifié le lieu.
C’est donc en 1830 que tout bascule. Une certaine Mlle Heuga, fille de cultivateurs aisés de Sauvagnon décide d’acheter avec Marguerite Marie Guichot, nièce du curé de la commune Lubin Blez, l’abbaye laïque. Il se trouve que la 2ème se destinait à la religion et avait l’intention de fonder une petite institution.