Les premiers nouveaux habitants de la résidence Lechaud-Gardner ont vu un peu de monde sous leurs balcons, ce lundi 14 octobre. C’était en effet jour d’inauguration pour ce site qui, flambant neuf après un long cheminement, propose désormais une offre dédiée aux jeunes avec 13 logements pour 18 places. Moyennant un investissement total de 1,7 M€ (dont 70% de fonds publics), l’offre se révèle séduisante, attractive, sur la base de loyers très modiques, donnant également droit aux APL, et bénéficie d’un emplacement unique, tout près du centre-bourg de Sauvagnon.
Portée par Habitat Jeunes Pau Pyrénées, la résidence Lechaud-Gardner permet de répondre aux besoins des entreprises du territoire, tout en mettant sur le marché des solutions de logement adaptées aux jeunes actifs. En plus d’appartements meublés, le site comporte aussi des espaces collectifs. Sur place une fois par semaine, un animateur propose par ailleurs des activités partagées, ainsi qu’un accompagnement individuel.
PAS QU’UN SIMPLE BAILLEUR
Lors de l’inauguration, les différents intervenants ont, tour à tour, bien saisi la genèse de ce projet devenu réalité, non sans rappeler l’histoire des lieux mais aussi l’état d’esprit qui a guidé une aventure au long cours. Ainsi, le maire Bernard Peyroulet, président de l’interco, a en premier lieu mis l’accent sur « une histoire de coopérations » avec, à la clé, « un résultat à la hauteur ». L’élu s’est également dit « fier de pouvoir proposer de l’habitat social dans un tel écrin », au nom d’une collectivité consciente « de la nécessité de maîtriser le foncier en coeur de village ».
Son prédécesseur, Jean-Pierre Peys, s’est attaché, lui, à évoquer « un site mythique », cet ancien château ayant notamment protégé le colonel britannique Gardner (d’où le nom de la résidence) des fouilles effectuées à maintes reprises par l’occupant nazi.
La dimension collective du travail, qui a conduit à la réalisation de la résidence Lechaud-Gardner, n’a pas échappé à Philippe Rondot, le président de DomoFrance convenant du fait qu’il était, « sans les élus, impossible de porter seul de telles ambitions ». Mais le président de l’opérateur a également profité de la tribune offerte pour s’inquiéter publiquement de voir « ce modèle » (le logement social) « s’essouffler ». D’où son appel à l’aide auprès des parlementaires.
Thomas Huerga, président d’Habitat Jeunes (HJPP) qui assure la gestion des lieux, a, lui, opté pour un ton plus enjoué. Après avoir salué le travail de la sauvagnonnaise Valérie Despagnet, architecte de la « 8e résidence » du même type pour cet organisme qui « n’est pas qu’un simple bailleur », il s’est exprimé sur « le travail d’accompagnement » des résidents. Pour Thomas Huerga, tout en « veillant à la mixité sociale », la mission, essentielle, reste bien « d’accompagner ces jeunes sur un parcours de vie et vers l’autonomie ».
UN DOSSIER EXEMPLAIRE
Aux côtés de la députée Josy Pouyeto, la sous-préfète Joêlle Gras n’a, en guise de conclusion, pas eu la mémoire courte « quasiment 2 ans, jour pour jour, après la pose de la première pierre, ici même ». « C’est l’histoire d’une promesse tenue ! » s’est félicitée la représentante de l’Etat. L’instant d’avant, et dans la même veine, le conseiller départemental Charles Pelanne, représentant le CD64 avec Geneviève Bergé, avait souligné « l’exemplarité » de ce dossier. Non sans faire remarquer, aussi, que « l’histoire de la maison Lechaud-Gardner envoie un beau message à destination des jeunes ».
Contact : Habitat Jeunes Pau Pyrénées (HJPP); tél.: 0559110505; mail: communication@hajpp.fr
