Six bénévoles mis en lumière par la municipalité

jeudi 26 mars 2026

Ils se prénomment Amédée, Philippe, Laurence, Gaëlle, Julien, Denis… et ont été mis à l’honneur pour leurs engagements.

Grosse séquence Emotions, il y a quelques jours dans la salle du Conseil municipal de Sauvagnon. La commune avait, légitimement, décidé de mettre en lumière six personnalités locales qui, de par leurs actions dans de nombreux domaines, ont fait rayonner – parfois durant des décennies – le village et son territoire.
« Engagement », ou encore « Transmission » ont été les mots-clés les plus souvent entendus durant cette belle cérémonie. Cela vaut tout particulièrement pour le doyen des bénévoles honorés, Amédée Da Costa, président durant … 37 ans de l’amicale locale des anciens combattants (!) et dont l’absence à la moindre cérémonie du souvenir était tout bonnement inconcevable.
Entouré des siens, le truculent petit bonhomme est brièvement revenu, non sans humour, sur ses trépidantes années vécues sous l’uniforme et de nombreuses latitudes.

Animé d’une farouche « volonté de transmission » soulignée par le maire Bernard Peyroulet, tout heureux par exemple d’avoir déniché un nouveau porte-drapeau pour la section sauvagnonnaise, celui que chacun appelle simplement « Amédée » a, une fois encore, facilement conquis son auditoire.

 

UN QUARTET D’ELUS PARTANTS

A l’honneur, eux aussi, on trouvait un véritable véritable carré d’as formé par deux femmes et deux hommes qui, pour convenances personnelles, ont choisi de ne pas poursuivre leurs aventures d’éluS locaux au-delà des dernières élections municipales. Avec, au compteur, un voire deux mandats de conseillers municipaux pleinement engagés.
Il en va ainsi pour Laurence Sentaurens, dont « le souci de bien faire, d’être à la hauteur » a été logiquement salué. Les yeux humides, l’intéressée, qui a, se remémore-t-elle, « travaillé sur beaucoup de sujets », honoré d’innombrables visites de chantier, évoque « des moments forts de vie ». Son récent déplacement à Paris, en qualité de référente, auprès des enfants du Conseil municipal, est un parfait résumé du travail accompli.

Sur le départ également, il y avait Gaëlle « Evita » Capdeviolle. Dans un rôle assumé « d’aiguillon », l’élue a mis en avant un goût prononcé « pour le collectif ». Une qualité qui a tout autant nourri le mandat, parfois éprouvant à titre personnel, vécu par Julien Reimann et Denis Lafaille. Passé par l’école du comité des fêtes, le premier nommé est « un garçon juste et resté loyal jusqu’au bout malgré son éloignement géographique », a noté le premier magistrat.
La place de relecteur des procès-verbaux est désormais à prendre… Tout comme celle du « sage » promu « gardien du bois », en la personne de Denis Lafaille, qui s’il est un homme de peu de paroles s’exprime rarement pour rien dire. Epris de nature, le champion aux 12 Challenges de l’Ossau (!) « a vécu une expérience enrichissante faite de moments précieux ».

 

Saux : une vie de rugby

L’émotion, toujours. Ce sentiment a, aussi, fortement étreint la gorge de Philippe Saux, une fois remise la médaille communale (créée pour l’anecdote en 1989). Monstre de fidélité, le « monument » de l’AS Pont-Long, entre autres entraîneur et président (durant 17 ans), a – qui l’ignore encore ? – dédié sa vie au rugby, et à la « famille » des Verts et Blancs, en « m’inscrivant dans la continuité des fondateurs du club » précise aussitôt l’intéressé. Dans sa bouche, le « Nous » et « le collectif » se sont imposés à chaque début de phrase. Du Saux dans le texte quoi !